Série Mr Robot : « Le blues du hacker ou les agents de l’Apocalypse 2.0 ! »

La chaîne américaine Usa Network diffuse le 24 juin Mr. Robot, sa fiction événement sur la destinée d’un hacker. Ce thriller se centre sur Elliot (Rami Malek), un jeune programmeur en manque de reconnaissance sociale. Véritable misanthrope, il cultive une défiance morbide à l’égard de la société qui confine à la psychose. La seule manière, pour lui, d’entrer en contact avec les autres est de pirater leurs données. Drame de la solitude 2.0, cette série haletante propose de suivre un engrenage infernal.

Dès lors, le parallèle n’est pas si absurde entre les héros des tragédies grecques et ce héros 2.0 qui, à l’ère d’Internet, va participer à un coup de force inédit : détruire le système dans lequel il évolue. Pour exécuter ce grand œuvre mortifère, Elliot est engagé par une société secrète, entièrement constituée de hackers. Dirigée par un mystérieux anarchiste, Mr. Robot (Christian Slater), cette organisation absorbe Elliot, désormais seul face à sa conscience. Notons également que Portia Doubleday (Carrie), Martin Wallstrom (Simple Simon) et Carly Chaikin (Suburgatory) sont également au casting de ce show événement.

Ainsi, le fatum s’acharne sur le héros qui ne se fait plus guère d’illusion sur la société. Elliot déclare que « le monde lui-même n’est qu’un énorme canular ». Totalement désabusé sur le monde qui l’entoure, il embrasse les vues de Mr Robot. C’est à Sam Esmail (Comet) que l’on doit le synopsis de cette nouvelle série intrigante. Ce thriller psychologique particulièrement bien ficelé interroge sur l’Apocalypse 2.0 qui résulterait d’une destruction d’Internet et donc des réseaux sociaux et de Wall Street, en d’autres termes des communications et des échanges financiers internationaux. Eliott, héros des temps modernes déjà détruit, se cherche encore. Sa quête identitaire rencontre le rêve mégalomaniaque de Mr. Robot. Son pseudonyme résume une humanité désincarnée, déjà sur le point d’être effacée. Si la nuit Eliott est un hacker virtuose, le jour, il travaille en tant que chargé de cybersécurité pour une importante entreprise. Par conséquent, le test préliminaire pour s’intégrer au groupe est de détruire la firme qu’il doit protéger.

En outre, les affiches de la compagne promo sont accompagnées de mantras explicites : « Fuck social media » ; « Fuck the one percent » ; « Fuck Wall Street » ; « Fuck the system » et « Fuck corporations ». Comme les illustres héros des tragédies grecques, le héros se substitue à un Dieu absent. Il exerce un pouvoir qui n’est pas le sien et commet ainsi une transgression consciente qui le fait basculer du côté de la tragédie. Eliot vit et pense différemment, ce qui fait de lui un bug au sein de la masse et donc un danger. Ses manières qui effrayent les gens ne constituent que la pointe émergée de son Mal qui confine à la Folie. Reste à voir si la série Mr Robot tiendra les promesses distillées dans ces deux bandes-annonces palpitantes ! A voir le 24 juin !

Killjoys : « Des gardiens de la galaxie badass dans la nouvelle série de Syfy» !

Le 19 juin arrive sur Syfy, Killjoys, une nouvelle série de science-fiction retraçant les aventures de chasseurs de primes intergalactiques. Aucun alien dans cette production de dix épisodes mais un trio composé d’Hannah Joh-Kamen, de Luke Macfarlane et d’Aaron Ashmore qui traque les fugitifs aux quatre coins de la galaxie. Les producteurs d’Orphan Black et Michelle Lovretta, la créatrice de Lost Girl, proposent donc une nouvelle série animée par un rythme endiablé au son des armes de guerre.

Entièrement centrée sur l’espace, ses dangers et ses renégats, Killjoys se veut un divertissement dans la lignée du film Les Gardiens de la galaxie, le ton décalé et les créatures en moins. L’actrice britannique John-Kamen incarne Dutch, la cheftaine du trio, aussi séduisante que mystérieuse. Elle est l’un des meilleurs chasseurs de primes du « Quad », un système planétaire sur le point de basculer dans une guerre totale. Plus précisément, cette lointaine galaxie se centre autour du peuple de la planète Qresh qui a colonisé trois lunes, créant ainsi des mondes unifiés, chacun étant défini par une classe sociale stricte. Connu sous le nom de « Quad », ce système planétaire abrite des chasseurs de primes hautement contrôlés qui ont pour devise « The Warrant is All » (« Tout repose sur le Mandat»).

Depuis son plus jeune âge, Dutch traque les hommes dont la tête est mise à prix dans cette galaxie qu’elle connaît parfaitement. Elle est entourée par un négociateur, John (Ashmore), et par D’avin (Macfarlane), un ancien soldat dont les sarcasmes cachent une loyauté à toute épreuve. Cette équipe de choc s’apparente à un groupe paramilitaire qui sillonne l’espace pour retrouver mort ou vif les évadés et autres repris de justice. Frôlant la transgression des lois, ils sont à la marge de l’ordre. S’ils le font respecter, ils emploient pour cela des moyens peu louables. Dans une perspective similaire, il n’est pas anodin que les « Killjoys » (littéralement « les rabat-joies ») traquent leurs proies sur les planètes les plus reculées du système. Cependant, ils sont toujours contraints de rester dans la légalité et de respecter les clauses du contrat pour toucher leur récompense.

Attendue pour le 19 juin, il est à souhaiter que cette série prometteuse s’inscrive dans la lignée de l’excellent Firefly ou encore de Battlestar Galactica. Personnages errants abîmés par la vie, les héros sont plongés dans des considérations plus larges autour d’un conflit interplanétaire imminent. Débauche d’actions, répliques bien senties et aventures spatiales sont au programme de cette nouvelle série très attendue. Au-delà des traques habituelles des chasseurs de primes, le trio devra naviguer entre tourmentes politiques, questionnements moraux et des rapports compliqués par un triangle amoureux naissant. A suivre absolument !

The 100 : Survivre à l’Apocalypse, mais à quel prix ?

France 4 diffuse le 8 mai prochain à 20H50 la première saison de The 100, l’occasion de revenir sur la série post-apocalyptique phénomène. S’adressant a priori aux ados, la série recèle une profondeur et soulève des cas de conscience qui en font un excellent divertissement grand public. La chaîne américaine The CW adapte ainsi en série télé le roman éponyme de Kass Morgan. La première saison de 29 épisodes présente la situation dramatique des rescapés de l’Apocalypse. Après une guerre nucléaire qui a ravagé la Terre, la rendant inhabitable, les survivants se réfugient dans les stations orbitales.

Une Arche en ruine

Trois générations plus tard, l’Arche, l’agglomérat de toutes les stations, est en bien piteux état. Si rien n’est fait, ses habitants vont mourir peu à peu. Avant l’inéluctable fin, les membres du gouvernement envisagent de sacrifier des innocents pour donner plus de temps aux autres pour survivre. Cependant, 97 ans après la guerre nucléaire, ils décident de tenter une expérience. Cent prisonniers mineurs sont envoyés sur la planète pour tester leurs chances de survie.

Un Tchernobyl à l’échelle de la planète

Privés de communication avec la Terre, des personnages charismatiques comme Clarke, Wells, le fils du chancelier, Finn, Bellamy et Octavia vont tenter d’organiser la vie du groupe et de faire face aux périls qui les attendent dans cet univers hostile. En effet, comme un Tchernobyl à l’échelle de la planète, les effets de la radiation ont donné naissance à un monde aussi dangereux que fascinant. Les animaux et les plantes ont muté, comme les humains qui n’ont pu s’enfuir.

La survie, mais à quel prix ?

La survie de l’espèce humaine dépend de leur capacité à survivre. Même si The 100 met en scène des héros beaux et brillants, elle ne sombre pas dans la caricature. En effet, la série propose un parallèle intéressant entre la situation sur l’Arche, menacée par l’autoritarisme du vice-chancelier, et les velléités de Bellamy. Ce dernier proclame qu’il n’y a plus de règle tout en imposant aux autres ses vues. Peu à peu, les cadavres des survivants s’accumulent. Mélange entre Lost et The Labyrinth, The 100 met en scène des personnages complexes. Certains sont prêts à sacrifier les autres pour survivre, d’autres défendent l’humanité et la compassion.

La figure du chef

Ce dilemme interroge la figure du chef, incarnée par Bellamy, dans ses vulnérabilités et ses contradictions. Il perçoit Wells, le fils du chancelier, comme un rival et comme un traître. Tenté par la tyrannie, Bellamy s’entoure d’abord de bad guys qui terrorisent les autres membres du groupe menant les 100 au bord de l’anarchie. Finalement, la mort de plusieurs de ses compagnons proches rééquilibrent les rapports de force de sorte que Clarke, plus modérée et plus pragmatique, obtient l’attention de Bellamy. Sa sœur, Octavia, incarne quant à elle un feu-follet incontrôlable qui a soif de vie et de liberté.

Le carnage qui gronde

Grâce à un rythme haletant, The 100 multiplie les rebondissements et les tensions. La musique intervient de manière cohérente et bienvenue lors des moments-clés de l’intrigue. Aussi bien sur Terre que dans l’espace, la menace de la tuerie se fait de plus en plus pressante. De manière latente, les ados comme les adultes sont prêts à s’entretuer. Le cannibalisme apparaît également en filigrane sous les traits de la peuplade mystérieuse qui menace le groupe. On ne s’ennuie pas dans cette série qui fait la part belle aux coups de théâtre, aux péripéties et aux dangers. Teintée d’histoires d’amour, l’intrigue ne sombre jamais dans la bleuette caricaturale de sorte que les romances en deviennent touchantes.

Des huis-clos oppressants

En mode survivaliste, cette série post-apocalytique propose un diptyque entre la situation des jeunes et celles des adultes dans la station orbitale. Les noirceurs et les compromissions des personnages se dévoilent peu à peu. De ce fait, la sensation d’enfermement en devient plus terrible. En effet, les jeunes prisonniers ne célèbrent pas longtemps leur liberté dans les espaces immenses qui s’offrent à eux. La forêt menaçante contribue aux huis-clos. Devant les dangers immédiats, les 100 érigent un mur pour les protéger. L’enfermement symbolique se poursuit. Comme celui dans la station spatiale qui devient de plus en plus intolérable. Les enjeux et les multiples interrogations abordés dans cette première saison rendent cette série passionnante. D’ailleurs, la série a été renouvelée pour une seconde saison actuellement diffusée aux Etats-Unis. A ne pas manquer sur France 4, le 8 mai prochain !

Blood Blockade Battlefront : « Un animé fantasy et jazzy très réussi! »

Les studios Bones viennent d’adapter en animé le manga de Yasuhiro Nightow, Kekkai Sensen. Intitulé Blood Blockade Battlefront, cet animé, esthétiquement superbe, relate les combats des super-agents de l’organisation Libra. Dans un New-York futuriste, une faille dimensionnelle s’est ouverte, favorisant l’arrivée de créatures monstrueuses. Lors de cette catastrophe, la ville a été emprisonnée sous une bulle infranchissable. Contraints à la cohabitation avec ces êtres venus d’ailleurs, les habitants s’organisent. Trois ans après ces événements, de mystérieuses personnes tentent de détruire la bulle et de libérer les horreurs renfermées dans Jerusalem’s Lot.

Une fresque fantasy  et futuriste

Cherchant à retrouver sa sœur disparue, le jeune Leonard Watch intègre l’organisation Libra sous l’égide de son chef charismatique Klaus Von Reinhertz. Jouissant de dons précieux, Léonard devient un atout central dans la guerre secrète que mène l’organisation. Dans cette fresque fantasy et futuriste, les personnages hauts en couleur ne manquent pas. Zap Renfro, Sonic Speed Monkey, « Lucky » ou encore l’ennemi numéro un, Femt, le Roi de la Dépravation: tous possèdent des capacités hors-normes que l’on prend plaisir à découvrir lors de combats très réussis esthétiquement.

Une aventure dynamique et soignée

Dans une ambiance jazzy mâtinant l’histoire dramatique du héros, de second degré et d’humour, Blood Blockade Battlefront est une aventure dynamique, pleine de rebondissements, qui se laisse découvrir avec plaisir. Son succès repose sur son mélange entre légèreté et drame. Son univers jazzy et soigné la rend d’autant plus attachante que les capacités exceptionnelles des personnages ne portent pas seulement l’intrigue. On peut rappeler que Klaus Von Reinhertz a hérité du pouvoir que lui confère le « Brain Grid ». Zap Renfro maîtrise à la perfection le « Big Dipper ». Chain Sumeragi peut se rendre invisible. Léonard Watch, quant à lui, possède comme son nom l’indique, des yeux divins. Cet apprenti photographe maîtrise ainsi des capacités uniques qui font de lui une sorte d’Elu.

Un New-York réinventé

Ce New-York réinventé est désormais connu sous le nom de Jerusalem’s Lot. Il consiste en un melting pot surprenant qui mêlent créatures imaginaires, devenues bien réelles, et humains. L’anormalité et le surnaturel sont devenus la norme dans ce monde singulier. Chargée de maintenir l’ordre, la société secrète Libra est confrontée à un mystérieux ennemi qui souhaite la destruction de ce microcosme fragile. Entre Hellboy et Sin City, l’atmosphère de cette métropole brumeuse est délicieusement décalée et jazzy. De cette manière, la monstruosité s’efface au profit d’une plongée atypique et dépaysante dans un univers tonitruant où l’on prend plaisir à déambuler avec les personnages.

Une bande-son délicieusement jazzy

Au programme, magie, paranormal et drame personnel font de cet animé un excellent divertissement. On doit le générique d’ouverture « Hello, world ! » au groupe Bump of Chicken. Celui-ci introduit l’animé comme une ode à la vie dans toutes ses différences en optant pour un rythme endiablé résolument optimiste. Tout aussi excellent, Unison Square Garden propose un générique de fin jazzy et sucré avec le titre « Sugar Song to Bitter Step ». Véritables mises en bouche auditives, ces deux titres caractérisent cet animé détonant. Dans cet Ailleurs imaginaire, tous les coins de rues abritent des surprises.

Une inquiétante étrangeté jouissive

La trame fait la part belle à une action échevelée et à un surnaturel qui n’est pas sans sombrer parfois dans une inquiétante étrangeté. Disponible sur la plateforme de streaming ADN, Blood Blockade Battlefront est un animé rafraîchissant qui vaut le détour, tant par son ambiance, que par l’attrait de tous les personnages qui cohabitent dans cette cité. A découvrir absolument !

Wayward Pines : La série énigmatique et inquiétante de Night Shyamalan !

La première série produite par M. Night Shyamalan bénéficie d’une diffusion aux Etats-Unis sur la Fox. Cette adaptation en dix épisodes du roman de Blake Crouch, Pines, se centre sur les investigations d’Ethan Burke (Matt Dillon), l’un des meilleurs agents des Services Secrets du Bureau de Seattle, à Wayward Pines, une bourgade de l’Idaho. Ce dernier doit résoudre la mystérieuse disparition de deux agents fédéraux. Réalisant qu’il lui est impossible de quitter la ville, il se rend compte que la bourgade n’est pas aussi paisible qu’elle en a l’air. Ce thriller fantastique, à la fois terrifiant et décalé, n’est pas sans rappeler visuellement Twin Peaks de David Lynch et la série Lost.

Le scénario déroutant ballade autant les spectateurs que le héros qui multiple les allers-retours dans la ville cernée par un gigantesque mur d’enceinte électrifié. Ethan Burke laisse derrière lui sa femme et son fils qui ne renoncent pas à le retrouver. On ne sait si le personnage est déjà mort. Le trouble permanent se centre également sur les figurants qui jouent les rôles d’habitants paisibles dans cette ville mystérieuse. A quoi sert Wayward Pines ? Que s’y passe-t-il ? Pourquoi n’y a-t-il pas de vrais grillons dans ses rues mais seulement des microphones qui passent en boucle ce son familier ? Quel est le but de cette mascarade ?

Comme dans Le Village, Night Shyamalan brouille les pistes avec brio et plonge le spectateur dans une atmosphère claustrophobe. On ne s’ennuie pas dans cette production qui enchaîne les clins d’œil à Twin Peaks tout en ménageant ses effets de surprise. Si Wayward Pines n’est pas une série novatrice, il n’en reste pas moins que l’ambiance paranoïaque, aux limites de la psychose, s’installe parfaitement. On ne sait si le héros est en plein délire hallucinatoire, s’il est déjà mort ou si les figurants poursuivent réellement un but secret pour une mystérieuse organisation. La situation oppressante du héros transforme son isolement en une vulnérabilité personnelle. Rien n’est simple à Wayward Pines et les énigmes, que la bourgade faussement tranquille recèle, s’avèrent d’emblée passionnante à suivre ! On aurait tort de se priver de cet avatar réussi de Twin Peaks, à suivre absolument !

Tut: Un trailer enthousiasmant pour la minisérie sur Toutankhamon !

La chaîne américaine Spike Tv vient de dévoiler le trailer de sa minisérie événement qui retrace la vie du plus célèbre des pharaons : Toutankhamon. A partir du 19 juillet, on pourra découvrir les six épisodes de cette production où l’on retrouve notamment Ben Kingsley dans le rôle du Grand Vizir conseillant le jeune souverain incarné par Avan Jogia.
Cette plongée dans l’Egypte Antique aborde l’ascension de Toutankhamon ainsi que les périls qui pèsent sur lui dans son exercice du pouvoir. Romances, menées politiques, trahisons et batailles épiques sont au programme de la destinée tragique du plus jeune des pharaons.

Au sein de la Cour égyptienne, les meurtres et les trahisons sont légions. Toutankhamon, le successeur d’Akhenaton, devient le onzième pharaon de la XVIIIe dynastie. Au sein de cet environnement périlleux, le prêtre d’Amon (Alexander Siddig) et le Grand Vizir Ay jouent de leur influence auprès du jeune souverain.

Dans des décors somptueux qui rendent la magnificence de la civilisation égyptienne, on assiste à la chronique de la mort annoncée du Pharaon. Reste à savoir comment l’assassinat va se fomenter. C’est toute l’ambition de cette nouvelle mini-série : retracer l’engrenage fatal qui mène à la mort de Toutankhamon. Le héros tente de diriger un empire chaotique et de remporter des guerres difficiles. Véritablement emphatiques, les séquences de batailles sont particulièrement féroces et sanglantes.

Cette mini-série s’annonce déjà comme un drame historique et une enquête policière a posteriori. Il s’agit de proposer des solutions à l’énigme « Toutankhamon », tant pour résoudre fictivement son meurtre que pour dévoiler son caractère. A surveiller!

Daredevil : « La nouvelle série de Netflix est ténébreuse et sanglante ! »

Après la série Marco Polo, Netflix poursuit ses ambitions en s’attaquant cette fois-ci à l’univers Marvel. Composée de treize épisodes, la série Daredevil s’inscrit dans un mouvement d’ensemble où les super-héros ont la côte sur petit écran. On attend notamment les arrivées de Jessica Jones, Iron Fist et enfin de Luke Cage. Disponible ce 10 avril, ce show événement retrace le parcours initiatique de Matt Murdock (Charlie Cox), avocat aveugle, le jour, justicier, surnommé « le diable rouge », la nuit. Avec le projet affiché de concurrencer la série Gotham, la dernière bande-annonce dévoile de manière spectaculaire l’univers sombre et tortueux d’Hell’s Kitchen, une zone de non-droit de New-York. Netflix entend explorer l’univers, les héros et les  » méchants  » d’Hell’s Kitchen, littéralement  » la cuisine de l’enfer « . Les quatre séries, Daredevil, Jessica Jones, Iron Fist et Luke Cage, interagiront entre elles pour préparer The Defenders.

L’esthétique de cette nouvelle série s’inspire directement du Sin City de Frank Miller. Au sein de cette nouvelle production, s’entremêlent le Bien et le Mal. Daredevil et Wilson Fisk, alias Le Caïd (Vincent D’Onofrio), veulent protéger la ville chacun à leur manière. Notons que la série fait oublier brillamment le film raté de 2003 en se centrant sur la place du héros dans la société en tant que défenseur de la Justice et de la Loi par des moyens légaux et illégaux. Daredevil réussit parfaitement à être une fresque sombre et captivante qui mêle combat ninja et machinations. En d’autres termes, violences, trahisons, désespoir et soif de vengeance rythment cette série où le jeune Murdock essaie de concilier son identité véritable avec son identité secrète. Cette nouvelle fiction offre du spectaculaire à tous les instants de l’intrigue. C’est que la plongée ténébreuse dans les bas-fonds d’une ville suintante de crimes est absolument passionnante.

Les rôles secondaires se révèlent de qualité avec notamment Elden Henson dans le rôle de l’associé et ami du héros, Foggy Nelson, et Rosario Dawson dans celui de Claire Temple, l’Infirmière de Nuit qui tient un hôpital clandestin venant en aide aux super-héros. Netflix souhaite à nouveau frapper un grand coup en relatant de manière plus sombre et réaliste le destin de Daredevil. C’est donc à une invitation vers un Hell’s Kitchen obscur et mal famé que Netflix nous convie ce 10 avril. Le crime organisé contre « l’Homme sans Peur » : tel est le combat que se livrent sans pitié les protagonistes de cette adaptation sanglante et violente. Daredevil tient donc les promesses distillées au cours de ses bandes-annonces successives. Ce divertissement palpitant mêle parfaitement l’émotion liée au destin brisé du héros et sa rage de combattre le crime organisé. Cette série adulte et sanglante envoûte le spectateur et le laisse plonger dans cet univers ultra-violent et complexe. A suivre sans attendre !

Younger : « Entre sourire et mélancolie, le jeunisme interrogé dans une rom-com plaisante ! »

La nouvelle série de Darren Star, le créateur de Sex and the City, n’est pas une comédie romantique conventionnelle. Diffusée sur la chaîne américaine Tv Land, Younger est l’adaptation télévisée du roman éponyme de Pamela Redmond. Mêlant légèreté et mélancolie, la série relate l’histoire de Liza Miller (Sutton Foster), la quarantaine, mère d’une jeune fille qui fait ses études en Inde. De prime abord, on pourrait croire que Younger est une énième représentation de la crise de la quarantaine.

Une critique larvée du jeunisme

Or, il n’en est rien car Younger distille avec brio une critique de la course au jeunisme dans notre monde contemporain. En effet, avec l’aide de son amie lesbienne et artiste, Maggie (Debi Mazar), l’héroïne va se grimer pour paraître une jeune femme de 26 ans. Même si la série n’évite pas certains poncifs, il n’en reste pas moins qu’elle aborde avec justesse et profondeur les discriminations par l’âge auxquelles sont confrontées les femmes sur le marché du travail. Sur le plan sentimental, Liza s’offre également une nouvelle rencontre amoureuse en la personne de Josh (Nico Tortorella), un jeune tatoueur sexy.

Alternance entre sourires et nostalgie

Si le personnage de Liza Miller n’est pas sans rappeler Lorelai Gilmore, la mère cool et marrante de la série Gilmore Girl, il n’en reste pas moins qu’elle séduit en alternant nostalgie et passages cocasses. Ainsi, Younger n’est pas seulement une série rafraîchissante et enjouée. En effet, derrière les gags un peu convenus sur la maîtrise des réseaux sociaux et notamment de Twitter, se cachent une réflexion d’ensemble sur notre monde moderne, son rapport à l’âge, ses exigences d’allures impeccables et d’efficacité permanente.

Une mascarade périlleuse

Au cœur de cette frénésie, la série pointe les travers et les absurdités de notre monde contemporain. Cette mise à distance mêle savamment ironie et mélancolie. Comme une étrangère, Liza Miller explore les codes de la nouvelle génération. Cet apprentissage engendre des situations drolatiques. Jonglant avec sa double-vie, son mensonge prend une nouvelle dimension lorsqu’il ne se cantonne plus à la sphère professionnelle mais qu’il touche aussi à la sphère amoureuse. Si l’héroïne s’offre une « nouvelle vie » en mentant sur son âge, on sent d’emblée que la mascarade se révèlera vite dangereuse. En contrepoint, les dialogues avec son amie Kelsey Peters, campée par Hilary Duff, font sourire par le décalage générationnel dans les codes langagiers et dans les comportements. Cette dernière livre une prestation convaincante d’une working girl obnubilée par sa carrière.

Au-delà des archétypes féminins

C’est que Younger se situe au-delà de la collection d’archétypes féminins. En effet, ces héroïnes des temps modernes ont autant de fêlures secrètes et de tristesses enfouies. Aussi, ne peut-on s’empêcher de frémir à l’idée que le nouvel entourage de l’héroïne ne découvre la vérité. Paradoxalement, dans une société entièrement dévolue à l’apparence, peu importe le mensonge, l’essentiel est de paraître ce que l’on est. Ce que l’on prétend être devient ainsi la vérité. S’adaptant à sa nouvelle vie, moitié par enthousiasme, moitié par résignation, Liza Miller participe de la société du divertissement. Par exemple, pour faire la promotion de l’auteure Joyce Carol Oates auprès de la nouvelle génération, elle n’hésite pas à soumettre l’idée d’une campagne autour de selfies de poitrines intitulée : « Show Us Your Oates ». Comme dans Sex and the City, on suit les destinées sentimentales et professionnelles de quatre femmes : celle de Liza s’articule autour de celle de sa patronne éditrice, de sa collègue Kelsey et de son amie Maggie. Avec leurs personnalités singulières et leurs angoisses, tour à tour elles émeuvent et font sourire. Ce nouveau quatuor détonnant réjouit. En définitive, Younger est une fiction intelligente et drôle sur la perpétuelle réinvention de soi. Cette comédie à la fois mature et rafraîchissante est plaisante à suivre. A découvrir !

The Heroic Legend of Arslân: “Entre réalisme historique et fantasy, un animé sublimé”

L’animé d’heroic-fantasy, The Heroic Legend of Arslân, est actuellement disponible en simulcast sur Wakanim. Cette excellente adaptation du manga de Yoshiki Tanaka, Les Chroniques d’Arslân, bénéficie d’une réalisation soignée et d’une esthétique séduisante.

Une Perse médiévale fantasmée

Au cœur d’une passionnante fresque aux colorations d’un Orient médiéval fantasmé, cet animé de qualité suit les pérégrinations du jeune prince Arslân, héritier de la couronne de Parse. Son père, le retoutable roi Andragoras, dirige d’une main de fer ce prospère royaume à la frontière entre l’Orient et l’Occident. Sous les assauts répétés des invasions lusitaniennes, le roi convoque le frêle Arslân pour sa première bataille. Lors de cette confrontation sans merci, la puissante armée de Parse est irrémédiablement défaite. La débâcle est cinglante, le royaume perdu. Se soustrayant à l’infamie ultime, être fait prisonnier par les vainqueurs, le jeune prince s’enfuit en compagnie d’individus loyaux et fidèles à Parse.

Quête identitaire et souffle épique

Ainsi débute l’errance du prince Arslân, obnubilé dès son plus jeune âge, par la nécessité de devenir un souverain équitable, puissant et respecté. Désormais sans royaume, la route initiatique du héros résonne comme une traversée du désert essentielle à sa maturité. Cette quête est double. Il s’agit à la fois de rassembler des troupes pour reconquérir le royaume perdu de Parse mais aussi de se former pour devenir un meneur. Dans cette aventure, Arslân est accompagné par les personnages traditionnels de l’univers heroic-fantasy. Ainsi, son entourage se compose de Darium, un chef de cavalerie qui excelle dans le maniement de l’arc, de Narsus, un stratège militaire hors pair, du ménestrel Ghib, de la prêtresse Farnaghis et enfin d’Alfrid. Tous sont ligués contre Hilmes, qui se proclame comme le nouveau maître de Parse car la capitale, Ecbatâna, est elle aussi tombée aux mains des Lusitaniens.

Des combats chevaleresques

Cette épopée guerrière retrace la destinée troublée d’un prince. Fini le jeune enfant puéril et gâté, place au récit d’apprentissage d’un prince en quête de sa couronne perdue. Les décors absolument magnifiques plongent d’emblée le spectateur dans cet univers médiéval et fantastique. Les aventures d’Arslân sont rythmées par des combats dantesques. The Heroic Legend of Arslân renouvelle de manière splendide le destin d’Arslân.

Un paria à la reconquête de son trône

On doit la sublime bande-son à Taro Iwashiro. L’opening rock ouvre l’animé sur la martialité et le caractère guerrier de sa trame. Comment devenir un bon guerrier, et par là un bon roi ? Parallèlement, l’ending se centre davantage sur les aventures périlleuses qui jalonnent le parcours d’Arslân et de ses compagnons. Curieusement, dans cette quête identitaire, le jeune héros semble trouver un équilibre momentané dans celui du paria contraint à l’exil et à la fuite. En effet, au sein de la Cour de Parse, Arslân n’avait jamais réellement trouvé sa place. Malhabile à l’épée, maladroit au combat et incapable d’humeur belliqueuse, le jeune prince chétif suscitait l’inquiétude de sa mère et le mépris affiché de son père, le roi Andragoras.

La dignité des vaincus

Contraints à l’errance, les vaincus repartent à l’assaut de leur gloire perdue. Esthétiquement somptueux, l’animé invite à la contemplation des nouvelles contrées visitées par la troupe de parias. Ce voyage esthétisant est un prétexte à la mise en scène de l’évolution d’un personnage qui n’a, a priori, aucunement l’étoffe d’un souverain. Dans un univers âpre et périlleux, Arslân devra prendre des décisions difficiles et agir en chef. Car il en va de la survie des derniers représentants de Parse.

Querelles religieuses, économiques et idéologiques

Si Lusitania et Parse s’affrontent, les objets du litige sont multiples. Il s’agit d’une guerre religieuse, économique et idéologique. Alors que Parse, dont le nom n’est pas sans évoquer la Perse Antique, est un royaume païen, prospère mais esclavagiste, le royaume de Lusitania révère le Dieu Yahldabôth (signifiant « Sainte Ignorance ») mais convoite les richesses de Parse. Par l’entremise d’un otage lusitanien, l’animé dévoile d’emblée les contradictions inhérentes aux idéologies guerrières et aux propagandes de chaque camp. Le Lusitanien prétend que leur guerre est juste car les Parses sont esclavagistes. La guerre serait une œuvre de libération. De plus, en les convertissant de force, les païens accéderaient enfin au bonheur en révérant un Dieu unique. Les limites de la liberté sont clairement posées d’emblée comme l’enjeu du destin d’Arslân.

Une ode au pragmatisme et à la rationalité

L’intolérance des deux bords conduit à l’inévitable : la cohabitation devient impossible et l’un des deux royaumes doit être détruit. Si Arslân rêve de reconquête, il se garde de la vengeance. Les deux camps ne sont ni totalement bons, ni totalement mauvais. Dans les interstices, se nichent les exactions perpétrées par les uns et les autres, évitant ainsi toute forme de manichéisme. En effet, Arslân fera des compromis avec son ennemi juré. Les impératifs politiques priment dans cette peinture de la reconquête. Enfin, si l’anticléricalisme point derrière la critique de Lusitania, c’est l’anti-esclavagisme qui disqualifie Parse. Rien n’est jamais acquis dans ce récit épique qui vaut le détour. Cette complexité est également l’apanage de la personnalité déroutante d’Arslân. Souffle historique, batailles épiques, aventures et rebondissements rendent cet animé très plaisant à suivre ! La version française du manga sera publiée par les éditions Kurokawa en mai prochain! A découvrir sans attendre !

The Lizzie Borden Chronicles : « La série gore qui met en scène un psychopathe au féminin »


Inspirée d’un fait divers réel de 1893, la nouvelle série de Lifetime relate les faits qui se sont déroulés après la relaxe de Lizzie Borden. Elle avait été accusée des meurtres de son père et de sa belle-mère. Lors des huit épisodes, on suit les péripéties fictives de cette jeune femme, une psychopathe au féminin, qui sème les cadavres dans la bourgade de Fall River dans le Massachussetts. Lizzie est incarnée par la très convaincante Christina Ricci. Celle-ci essaie de reprendre une vie normale en compagnie de sa sœur Emma (Clea DuVall). Tant bien que mal, elle s’accommode de l’infamie et de la réputation sulfureuse qui l’accompagnent désormais. Malheureusement, les ennuis ne tardent guère puisque l’associé de leur père, William Almy, (John Heard) réclame le remboursement immédiat des dettes contractées par le défunt.

L’apparence glaciale de Lizzie et ses saillies imprévisibles apportent une coloration, parfois déjantée, à cette série horrifique. Les morceaux de hard rock accompagnent de manière tonitruante les mises à mort. Cet anachronisme nuance l’horreur par un humour noire qui la met à distance. Sous ses faux airs de jeune fille sage, Lizzie cache un esprit torturé et pervers. Lancé sur sa trace, un détective, Charles Siringo interprété par Cole Hauser, plonge dans son passé pour la dévoiler. C’est lui l’ennemi principal de la défiante Lizzie.

La plupart des scènes sont fictionnelles et proviennent des rumeurs qui ont courues à l’époque sur cette femme qui aurait été acquittée à tort. Christina Ricci reprend ici le rôle qu’elle jouait dans un téléfilm à succès. L’originalité de The Lizzie Borden Chronicles repose sur les chroniques sanglantes d’une psychopathe au féminin. Dexter, Hannibal et Bates Motel représentent le psychopathe comme un anti-héros qui a fini par sombrer dans le mal absolu. Lizzie s’inscrit, quant à elle, dans cette veine tout en refusant les circonvolutions autour de la culpabilité de l’héroïne. D’emblée, aucun doute n’est possible, elle est coupable des meurtres perpétrés dans son entourage. L’arrivée d’un demi-frère menaçant et incontrôlable (Andrew Howard) la plonge à nouveau dans un délire meurtrier. Jouant de séduction et de perversité, Lizzie est insaisissable. Dans cette voie sanglante et déjantée, elle s’abandonne à ses pulsions les plus horribles.

Cette série met en scène le trash et le gore de manière complaisante. Les crânes défoncés à la hache ou les corps démembrés sont symboliquement autant de poupées brisées. Véritable femme-enfant, Lizzie jouée par Christina Ricci, est un terrifiant petit monstre. Cette représentation de la violence qui mêle désinvolture et grotesque n’est pas sans rappeler le film Abraham Lincoln, Chasseur de vampires. Dans cette série, les exagérations permettent de mettre à distance ce théâtre de la cruauté.

On retrouve dans le deuxième épisode Jonathan Banks dans le rôle de Mr. Flowers (Mike dans Better Call Saul). La rencontre entre ces deux animaux à sang froid, Lizzie et Mr. Flowers, vaut le détour. Cette série horrifique ne révolutionne pas le genre mais propose tout de même une variante intéressante de la figure du psychopathe. En abordant la cruauté et le gore sous le prisme féminin, la série met en scène un prédateur femelle monstrueux, qui détone dans le paysage de l’époque quasiment exclusivement masculin. A découvrir !

Série Salem saison 2 :« Une guerre épique et sanguinolente entre sorcières»!

La chaîne WGN America propose, le 5 avril prochain, la saison 2 de sa série historico-fantastique Salem. Devenue incontournable, cette production prend le contre-pied des histoires de sorcières habituelles. En effet, elle revisite le mythe de Salem de manière sombre et sanglante. Il s’agit clairement de privilégier le fantastique et l’horreur. Après une première saison riche en rebondissements où l’on voyait finalement Mary Sibley devenir reine des sorcières, la seconde saison s’ouvre sur le conflit entre des sorcières rivales. Jeux de pouvoirs et luttes pour conserver sa suprématie seront au programme de ce nouvel opus. Centrée sur les sortilèges, les messes noires et les sacrifices des habitants de Salem, la seconde saison s’annonce plus gore et plus ténébreuse que la première. L’hystérie collective des habitants devient lancinante tant ils semblent cerner par des sorcières dépourvues d’empathie.

Lorsque les sorcières réalisent d’implacables sortilèges, l’horreur est palpable. Ils sont suffisamment peu ragoûtants pour créer un malaise angoissant. A noter que cette nouvelle saison voit l’arrivée de Lucy Lawless (Xena La Guerrière, Spartacus) dans le rôle de la Comtesse Marburg, la dernière descendante d’une légendaire lignée de sorcières nordiques. Stuart Townsend fait également son apparition en tant que Samuel Wainwright, un énigmatique docteur cherchant à dévoiler les secrets inavouables de Salem. Joe Doyle incarne le Baron Sebastian Marburg, le fils de la Comtesse, aussi charmant que cultivé. Enfin, on retrouve Oliver Bell dans le rôle du fils disparu de Mary Sibley. Cette deuxième saison de treize épisodes plonge le spectateur dans une guerre épique entre sorcières. « Witches versus Witches », tel est le canevas de départ de Salem saison 2. Janet Montgomery, Shane West et Seth Gabel reprennent, quant à eux, les rôles qu’ils tenaient dans la première saison.

Salem est une série horrifique à suivre tant la reconstitution des colonies puritaines de la côte Est des Etats-Unis et de leur atmosphère paranoïaque est admirablement rendue. A l’aube de ce conflit sanguinolent entre sorcières rivales, maladies et dévastations en tous genres s’abattent sur la bourgade de Salem. Mary Sibley, la sorcière la plus puissante, va être confrontée au retour d’ une ancienne adoratrice de Satan qui possède des pouvoirs immémoriaux. La lutte de pouvoir et d’influence s’annonce donc dantesque et sanglante. Contestée dans ses prérogatives, Mary Sibley doit défendre coûte que coûte son statut de reine des sorcières et tous les moyens sont bons pour défendre son trône. A suivre dès le 5 avril sur WGN America !

VIDEOS : Le Printemps des séries, les 10 nouveautés à surveiller!

1. The Messengers : 17 avril sur CW

La chaîne américaine CW lance The Messengers une nouvelle variation autour de la fin du monde. Cette fois, un étrange objet s’écrase sur Terre. Lors du crash, plusieurs personnes sont tuées par l’énergie produite. En ressuscitant mystérieusement, elles découvrent qu’elles ont été choisies pour remplir une mission : empêcher l’Apocalypse.

2. Wayvard Pines : 14 mai sur FOX

La première série produite par M. Night Shyamalan bénéficie d’une diffusion simultanée en France sur Canal + et aux Etats-Unis sur la Fox. Cette adaptation en dix épisodes du roman Pines de Blake Crouch se centre sur les investigations d’Ethan Burke (Matt Dillon), l’un des meilleurs agents des Services Secrets du Bureau de Seattle, à Wayward Pines, une bourgade de l’Idaho. Ce dernier doit résoudre la mystérieuse disparition de deux agents fédéraux. Réalisant qu’il lui est impossible de quitter la ville, il se rend alors compte que la bourgade n’est pas aussi paisible qu’elle en a l’air. Ce thriller fantastique, à la fois terrifiant et décalé, n’est pas sans rappeler visuellement Twin Peaks de David Lynch.

3. Younger : 31 mars sur TV Land

Les créateurs de Sex and the City ont adapté le roman éponyme de Pamela Redmond Satran dans cette série comique. Celle-ci relate les aventures de Lisa (Sutton Foster). Cette mère célibataire sans emploi essuie les refus de nombre de recruteurs qui invoquent son âge. La crise de la quarantaine ainsi que le diktat du jeunisme sont traités finement par cette série jubilatoire. Bien décidée à se reprendre le contrôle sur sa vie, l’héroïne décide de se rajeunir et de paraître vingt ans plus jeune avec l’aide de son amie Maggie (Debi Mazar). Situations cocasses et décalées assurées!

4. Aquarius : 28 mai sur NBC

Inspirée de l’œuvre de John McNamara, la série met en scène un duel à distance entre le sergent de police, campé par David Duchovny, et le tueur en série, Charles Manson. La série débute par la disparition de la fille d’un avocat respecté. Au cours de son enquête dans les communautés hippies, le héros s’aperçoit que l’omerta règne et que personne ne veut parler à un flic « old-school ». Pour faire avancer ses investigations, il fait alors équipe avec Brian Shafe, un enquêteur peu conventionnel qui s’infiltre dans ce monde qui vit de la drogue. Ils suivent la trace, peu après, de Charles Manson, un jeune leader charismatique d’une communauté qui s’apparente à une secte. Toujours à la recherche de jeunes femmes influençables, le gourou jalonne son parcours de viols et d’orgies. Ce jeu du chat et de la souris avec la police prend fin avec le carnage de Tate-LaBianca. Face à David Duchovny, Gethin Antony (Game of Thrones) incarne Charles Manson et Grey Damon (True Blood) campe Brian Shafe, son acolyte marginal.

5. The Lizzie Borden Chronicles : 5 avril sur Lifetime

Christina Ricci reprend le rôle qu’elle tenait dans le téléfilm dédié à l’affaire Lizzie Borden qui avait défrayé la chronique. A la fin du XIXe siècle, une jeune femme comparaissait devant la justice pour répondre aux accusations du meurtre de ses parents retrouvés découpés à la hache. Devenu une véritable légende urbaine, le destin de Lizzie Borden passionne. La mini-série propose de relater ce qu’il s’est passé après la relaxe de l’accusée. En effet, de nouveaux meurtres énigmatiques sont commis dans l’entourage de Lizzie, ce qui va conduire un inspecteur à s’intéresser à l’affaire. Il fera tout pour prouver la culpabilité de l’inquiétante jeune femme. La série s’annonce déjà comme une plongée très sombre dans l’esprit machiavélique et furieusement détraquée de Lizzie Borden. Au casting on retrouve notamment Jonathan Banks (le formidable Mike de Breaking Bad et de Better Call Saul). A suivre !

6. Zoo : 30 juin sur CBS

Basée sur le roman de James Patterson et de Michael Ledwidge, les animaux se révoltent contre les êtres humains dans la série Zoo. Imaginez Les Oiseaux d’Hitchcock avec toutes les espèces animales devenues agressives et potentiellement mortelles, et cela donne cette nouvelle production qui s’annonce très prometteuse !

7. Texas Rising : 25 mai sur Historia

Dans cette mini-série de huit épisodes, on assiste aux événements qui ont suivis la prise de Fort Alamo en 1836. D’une tonalité résolument épique, les combats sont nombreux entre l’armée américaine de Sam Houston et les soldats mexicains menés par le général Santa Anna. Brendan Fraser (dans le rôle d’un Indien), Robert Knepper, Olivier Martinez, Michael Rapaport, Bill Paxton (dans le rôle de Houston) ou encore Ray Liotta sont à l’affiche de cette production ambitieuse.

8. Proof : juin sur TNT

La nouvelle série médicale et fantastique de dix épisodes arrive en juin sur TNT. Produite par Kyra Sedgwick, celle-ci met en scène Jennifer Beales dans le rôle de Caroline Tyler, une chirurgienne bouleversée par des expériences de mort imminente. D’un naturel sceptique, celle-ci voit ses certitudes bousculées par des cas énigmatiques d’apparitions, de voix venus de l’au-delà et d’expériences extracorporelles. « Y aurait-il autre chose après la mort ? », tel est le fil directeur de cette nouvelle série.

9. Tut : cet été sur Spike Tv

Spike Tv propose une série historique événement autour de la figure de Toutankhamon (Avan Jogia vu dans la série Twisted). Ben Kingsley y joue notamment le rôle d’Ay, le tout-puissant conseiller du jeune Pharaon. Alexander Siddig (Game of Thrones) incarne, quant à lui, le rôle du prêtre d’Amon. Composée de six épisodes, cette mini-série s’appuie, notamment, sur les dernières découvertes archéologiques à propos de cette figure historique légendaire. Sous le signe de la fascination et du mystère, cette série promet une plongée envoûtante dans l’Egypte pharaonique.

10. Daredevil : 10 avril sur Netflix

Après la série Marco Polo, Netflix poursuit ses ambitions en s’attaquant cette fois-ci à l’univers Marvel. Constituée de treize épisodes, la série Daredevil est disponible à partir du 10 avril. Ce show retrace le parcours initiatique de Matt Murdock (Charlie Cox), avocat aveugle, le jour, justicier, surnommé « le diable rouge », la nuit. Avec le projet affiché de concurrencer la série Gotham, la dernière bande-annonce dévoile de manière spectaculaire l’univers sombre et tortueux de Hell’s Kitchen, une zone de non-droit de New-York. Daredevil y affronte son meilleur ennemi, Wilson Fisk, alias Le Caïd (Vincent D’Onofrio). Esthétiquement, cette série s’inspire directement de Sin City de Frank Miller.

Série Deadline Gallipoli : « Les débuts des reporters de guerre dans une fresque épique! »

Produite par l’acteur Sam Worthington, cette minisérie événement est diffusée les 19 et 20 avril sur la chaîne australienne Foxscreen. Deadline Gallipoli est une fresque épique spécialement réalisée pour les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale. La Journée de l’ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps) célèbre l’engagement des troupes d’Australie et de Nouvelle-Zélande dans la bataille des Dardanelles tous les 25 avril. La France, dont les soldats ont aussi été engagés, la célèbre dans le Nord-Pas-de-Calais, la Somme et en Nouvelle-Calédonie.

Deadline Gallipoli adopte une approche atypique en relatant les prémices du travail de correspondants de guerre. Le conflit est abordé sous l’angle de journalistes australiens envoyés sur le théâtre des opérations. Un casting de qualité compose cette mini-série atypique. Charles Bean (Joel Jackson) et Keith Murdoch (Ewen Leslie) campent des reporters de guerre tiraillés entre leur devoir de vérité et d’information et l’impératif du secret-défense.

On retrouve l’excellent Sam Worthington (Avatar) dans le rôle de Philip Schuler, il est accompagné de Hugh Dancy (Hannibal) qui incarne Ellis Ashmead Bartlett, un reporter Britannique. Sur la période du 25 avril 1915 au 9 janvier 1916, la mini-série en quatre parties met en scène les points de vue de ces correspondants de guerre plongés en pleine Bataille des Dardanelles, connue aussi sous le nom de Campagne de Gallipoli.

En adoptant les regards des tout premiers journalistes de guerre, Deadline Gallipoli retranscrit la bataille d’une manière atypique. Les résonances avec les conflits actuels sont prégnantes. Ces jeunes gens de bonnes familles venus chercher l’aventure se retrouvent au cœur de l’Histoire avec une responsabilité immense: celle de livrer l’information sans compromettre les opérations, ni mettre en danger les soldats.

Cette expérience guerrière dévastatrice signale également la perte des illusions de jeunes gens insouciants issus de familles aisées. Charles Dance (Game of Thrones) incarne Sir Ian Hamilton, le commandant des opérations. Rachel Griffiths joue le rôle de Lady Hamilton. Cette guerre médiatisée grâce à quatre reporters révèle leurs visions sans concessions. Leur travail rend hommage aux soldats qui se sacrifièrent.

La péninsule de Gallipoli dans l’empire Ottoman fut le théâtre d’une débâcle sanglante des troupes françaises et britanniques en 1915. Décimés par les maladies et l’absence de renforts, les soldats prouvèrent leur vaillance dans les tranchées lors de cette confrontation qui s’enlisait. Mustafa Kemal sort de cette bataille avec une nouvelle aura et deviendra le premier président de la Turquie.

S’éloignant du soap et d’une vision romantique idéalisant le conflit, Deadline Gallipoli offre une vision résolument contemporaine de cette bataille. Celle-ci s’approche de la version de Peter Weir de 1981 dans son film Gallipoli. A l’arrière, dans les coulisses de la bataille qui fait rage, alors que les soldats tombent un à un, Deadline Gallipoli propose une étude sincère et passionnante de personnages aux caractères opposés.

Raconter la guerre en conservant une certaine impartialité et une éthique dans la relation des événements, tel est le défi que les quatre correspondants auront à relever dans Deadline Gallipoli. Ne pas sombrer dans la propagande, ni accepter de relayer de fausses informations pour tromper l’ennemi : s’en tenir à cette ligne de conduite se révèlera difficile. C’est que le dilemme est permanent pour les héros de cette mini-série épique. En parallèle aux soldats qui se battent dans les tranchées ou qui meurent sur la plage lors du débarquement, les journalistes mènent leur propre combat avec la vérité et avec la difficulté de trouver les mots pour la dire. Une belle découverte à guetter !

Retour sur iZombie : « Une série corrosive sur l’intégration des morts à la société des vivants »

La chaîne américaine CW propose depuis le 17 mars sa nouvelle série, iZombie. Sur les traces de la série britannique In the Flesh, cette nouvelle production fait se côtoyer morts et vivants. Rob Thomas (le créateur de la série Veronica Mars) se cache derrière cette série qui délaisse l’horreur et l’épouvante au profit de la comédie policière. Le ton décalé et rafraîchissant n’est pas sans rappeler Veronica Mars.

Après avoir été contaminée par une mystérieuse drogue, Liv, une jeune étudiante, est devenue une mort-vivante. Elle conserve sa part d’humanité en dévorant les cervelles de cadavres à la morgue. Lors de ces repas très particuliers, elle engrange les souvenirs des défunts assassinés. Son travail à la morgue lui laisse ainsi tout le loisir de se sustenter tandis qu’elle joue les apprentis détectives en collaborant avec Clive Babinaux (Malcolm Goodwin) pour résoudre des affaires non élucidées.

Adaptation des comic-books de Chris Roberson et de Michael Allred, iZombie laisse entrevoir un univers riche de bonnes idées, par moment exploitées maladroitement dans ce premier épisode. Rose McIver incarne une héroïne obstinée, charmante et drôle. Ses talents d’enquêtrice ainsi que ses saillies, très second-degré, offre un cocktail spontané et guilleret. En cela, iZombie se situe clairement dans la veine girly et teenager en articulant histoires de cœur et situations cocasses.

Quand le zombie s’apparente à un vampire, cela donne un teint blafard et une faim immodérée. Aussi, la série iZombie oscille-t-elle entre drame et comédie policière. Comme dans In the Flesh, la monstruosité du zombie est édulcorée pour en faire un être différent en quête d’acceptation de soi. Ainsi, Liv tente d’accepter sa nouvelle condition de zombie. C’est là, le cœur de la série : une héroïne forte traverse une crise identitaire. La voix-off de l’héroïne narre et commente avec subtilité et cynisme les situations absurdes qui parsèment sa nouvelle « existence ».

En somme, iZombie propose de « normaliser » le surnaturel en le dédramatisant. Ce qui donne des situations surprenantes relativisées par des répliques mordantes et décalées. Malgré quelques maladresses, iZombie est une série sympathique et prometteuse. L’intrigue est d’ailleurs soutenue par l’arrivée d’autres zombies, moins amènes que Liv à l’égard des vivants. La seule personne à connaître le secret de Liv est Ravi (Rahul Kohli), le patron de la morgue et, accessoirement, son confident. Il accepte Liv telle qu’elle est car elle représente, à ses yeux, la possibilité de trouver un remède contre le « zombisme ». Dès lors, être zombie serait une maladie d’un nouveau genre.

Avatar nouvelle génération de Buffy contre les vampires, iZombie est un divertissement plaisant et malin où l’héroïne n’a pas peur de dévoiler son côté « dark » à de multiples occasions. Liv est une hybridation entre Veronica Mars et Buffy. La série est donc, pour l’instant, en train de tâtonner. Heureusement, les références aux comic-books pimentent l’ensemble de scènes horrifiques bienvenues.

Centrée sur l’insatiabilité de l’héroïne, iZombie met en scène un zombie polymorphe. Comme une page, désormais blanche, la nouvelle Liv absorbe les souvenirs de personnes inconnues et peut s’accaparer leurs personnalités momentanément. Ainsi, la « ressuscitée » possède à son tour le pouvoir de « ressusciter », de manière éphémère, les disparus. Le rythme trépidant et l’atmosphère acidulée de la série tranche avec les représentations conventionnelles du zombie à la Romero. Fi de la lenteur, des chairs putréfiées et du look peu ragoutant, iZombie rend le zombie « cool ».

Malgré sa propension à dévorer des cervelles, Liv est indubitablement une chic fille. Elle a encore une conscience et des sentiments. C’est seulement sa faim incontrôlable et son teint blafard qui signalent qu’elle n’a plus rien d’humain. Rendre le zombie « smart » et attrayant suppose des scènes riches en drôleries et en décalages. Cette nouvelle série oscille donc entre plusieurs registres, au risque de perdre parfois sa ligne directrice. i-Zombie s’avère, en définitive, un divertissement amusant et surprenant dans ses jeux de miroir avec notre monde moderne. Il n’en reste pas moins que son potentiel n’est pour l’instant pas vraiment exploité. Pour les amateurs de comédies policières légères, c’est un show à découvrir!