Série Deadline Gallipoli : « Les débuts des reporters de guerre dans une fresque épique! »

Produite par l’acteur Sam Worthington, cette minisérie événement est diffusée les 19 et 20 avril sur la chaîne australienne Foxscreen. Deadline Gallipoli est une fresque épique spécialement réalisée pour les commémorations du centenaire de la première guerre mondiale. La Journée de l’ANZAC (Australian and New Zealand Army Corps) célèbre l’engagement des troupes d’Australie et de Nouvelle-Zélande dans la bataille des Dardanelles tous les 25 avril. La France, dont les soldats ont aussi été engagés, la célèbre dans le Nord-Pas-de-Calais, la Somme et en Nouvelle-Calédonie.

Deadline Gallipoli adopte une approche atypique en relatant les prémices du travail de correspondants de guerre. Le conflit est abordé sous l’angle de journalistes australiens envoyés sur le théâtre des opérations. Un casting de qualité compose cette mini-série atypique. Charles Bean (Joel Jackson) et Keith Murdoch (Ewen Leslie) campent des reporters de guerre tiraillés entre leur devoir de vérité et d’information et l’impératif du secret-défense.

On retrouve l’excellent Sam Worthington (Avatar) dans le rôle de Philip Schuler, il est accompagné de Hugh Dancy (Hannibal) qui incarne Ellis Ashmead Bartlett, un reporter Britannique. Sur la période du 25 avril 1915 au 9 janvier 1916, la mini-série en quatre parties met en scène les points de vue de ces correspondants de guerre plongés en pleine Bataille des Dardanelles, connue aussi sous le nom de Campagne de Gallipoli.

En adoptant les regards des tout premiers journalistes de guerre, Deadline Gallipoli retranscrit la bataille d’une manière atypique. Les résonances avec les conflits actuels sont prégnantes. Ces jeunes gens de bonnes familles venus chercher l’aventure se retrouvent au cœur de l’Histoire avec une responsabilité immense: celle de livrer l’information sans compromettre les opérations, ni mettre en danger les soldats.

Cette expérience guerrière dévastatrice signale également la perte des illusions de jeunes gens insouciants issus de familles aisées. Charles Dance (Game of Thrones) incarne Sir Ian Hamilton, le commandant des opérations. Rachel Griffiths joue le rôle de Lady Hamilton. Cette guerre médiatisée grâce à quatre reporters révèle leurs visions sans concessions. Leur travail rend hommage aux soldats qui se sacrifièrent.

La péninsule de Gallipoli dans l’empire Ottoman fut le théâtre d’une débâcle sanglante des troupes françaises et britanniques en 1915. Décimés par les maladies et l’absence de renforts, les soldats prouvèrent leur vaillance dans les tranchées lors de cette confrontation qui s’enlisait. Mustafa Kemal sort de cette bataille avec une nouvelle aura et deviendra le premier président de la Turquie.

S’éloignant du soap et d’une vision romantique idéalisant le conflit, Deadline Gallipoli offre une vision résolument contemporaine de cette bataille. Celle-ci s’approche de la version de Peter Weir de 1981 dans son film Gallipoli. A l’arrière, dans les coulisses de la bataille qui fait rage, alors que les soldats tombent un à un, Deadline Gallipoli propose une étude sincère et passionnante de personnages aux caractères opposés.

Raconter la guerre en conservant une certaine impartialité et une éthique dans la relation des événements, tel est le défi que les quatre correspondants auront à relever dans Deadline Gallipoli. Ne pas sombrer dans la propagande, ni accepter de relayer de fausses informations pour tromper l’ennemi : s’en tenir à cette ligne de conduite se révèlera difficile. C’est que le dilemme est permanent pour les héros de cette mini-série épique. En parallèle aux soldats qui se battent dans les tranchées ou qui meurent sur la plage lors du débarquement, les journalistes mènent leur propre combat avec la vérité et avec la difficulté de trouver les mots pour la dire. Une belle découverte à guetter !

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