Game of Thrones (5.08) : « Jon Snow au cœur d’une bataille grandiose et épique »

Attention spoilers. Alors que la cinquième saison progressait pas à pas et flirtait avec le contemplatif, l’épisode 8 offre du grand spectacle avec une bataille épique entre les wildlings et les White Walkers à la tête de leur armée de morts-vivants. Récapitulatif de cet épisode dantesque !

Cersei Lannister, toujours dans sa geôle, subit les harcèlements des tenants de la Foi pour qu’elle avoue ses fautes. Affamée et assoiffée, elle en vient à lécher l’eau répandue sur le sol. La reine déchoit peu à peu tout en promettant la mort à ses geôlières. Pendant ce temps, Tyrion a une entrevue très prometteuse avec Daenerys qui l’accepte comme conseiller. Elle lui avoue vouloir détruire la roue qui relie les familles régnantes de Westeros les unes avec les autres autour de la conquête du Trône de Fer. Sansa découvre grâce à Reek que ceux qu’elle croyait morts ne le sont pas. Au même moment, Arya continue son apprentissage auprès du Dieu Multiface en apprenant à observer son environnement. Jon Snow, quant à lui, arrive à Hardome pour convaincre les wildlings de le suivre. Il en va de leurs vies.

Cet épisode magistral offre un spectacle dantesque avec la bataille finale. Jon Snow peine à convaincre les wildlings de s’allier à lui et à mener la guerre pour Stannis Baratheon, quand l’armée des morts-vivants attaquent les villageois. Comme un capitaine vulnérable, Jon Snow frôle la mort dans un duel avec un White Walker. Magnifiquement épique, le combat se déroule dans une tempête de neige qui précède l’arrivée pêle-mêle des morts sanguinaires.

Cette menace qui sourde derrière le Mur, Jon Snow la formule en confessant que ni les rois du Sud, ni la Garde de Nuit, ni les wildlings ne seront de taille. Avec ce discours de raison, il remporte une partie des adhésions. Alors que l’évacuation commence vers les navires, des bourrasques de neige annoncent le fléau invincible. Les wildlings et les membres de la Garde de Nuit s’activent pour faire tenir coûte que coûte le rempart de bois.

La bataille grandiose offre des moments de rares cruautés. Par exemple, des enfants morts-vivants dévorent une combattante à vif. Rarement une plongée dans une bataille aura été aussi prenante, la tension est palpable. Hurlements, corps démembrés par des êtres décharnés : tout contribue à montrer l’inhumanité. C’est que cette bataille n’est pas l’accroche d’une guerre, c’est un massacre. La résistance des wildlings ne tient pas longtemps. A couper le souffle, les images emportent vers de terrifiantes ténèbres. A la fois spectateur et acteur dans la bataille, Jon Snow est juché sur la proue d’une barque à la fin de l’épisode.

Il contemple la débâcle et frémit devant le chef des White Walkers qui se tient sur la rive. En silence, les morts massacrés reviennent à la vie sous les yeux effarés de Jon Snow. L’armée des morts se fait de plus en plus nombreuse et menaçante sur les rives. Plus largement, cette bataille magistrale, qui conclut avec brio cet épisode 8, annonce les velléités de conquête et de destruction totale des White Walkers. Cette menace terrifiante est traitée avec brio et marque de manière lancinante que la bataille autour du Trône de Fer semble face à ce fléau une vulgaire querelle de clocher. De quoi susciter un regain d’intérêt mérité pour cette cinquième saison!

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Game of Thrones : « Retour sur une saison 5 à la croisée des destinées ! »

Alors que Game of Thrones vient de reprendre avec sa cinquième saison sur HBO et le lundi soir sur OCS TV, on livre ici l’analyse des quatre premiers épisodes de ce nouvel opus. Attention spoilers !

Résolument contemplatifs, les premiers épisodes de cette nouvelle saison introduisent une respiration dans l’intrigue. Après les événements dramatiques de la fin de la saison 4, on retrouve des personnages marqués, conscients d’être chacun à la croisée de leurs destinées. Entre fatalité et choix, les prétendants au trône de fer se trouvent à un moment charnière de leur destin.

Une esthétique du seuil dans des épisodes plus contemplatifs

Sur ce point, il n’est pas anodin que ces premiers épisodes soient une revue de ce que deviennent les personnages principaux. A quelques exceptions près, tous se trouvent au seuil de leur propre évolution. Après l’assassinat de son père, Tyrion se noie dans l’alcool. Plus cynique que jamais, il sombre dans ce qu’il appelle le suicide des lâches. Seules les injonctions de Varys lui laissent entrevoir que son génie politique lui impose de jouer un rôle auprès de celui ou de celle qui s’emparera du trône de fer. En lui glissant le nom de Daenerys Targaryen, il excite sa curiosité. Cette rencontre se profile déjà sous des hospices inattendus.

Le retour des parias et des bannis

Pour la plupart, les personnages principaux doivent rebondir. Être présent au premier plan est une nécessité pour se maintenir dans la course au pouvoir et régner sur les sept royaumes. Les quelques apparitions d’Arya errante encore, en quête d’elle-même, en plein dilemme, indiquent que ceux qui sont en retrait le sont faussement. En effet, ils ont à jouer des rôles primordiaux. De même, Jon Snow, chef de la Garde de Nuit, au Nord, joue un rôle crucial auprès de Baratheon. Après avoir perdu sa bien-aimée, il multiplie les pertes avec le chef des Sauvageons, brulés vifs, pour ne pas avoir voulu que son peuple soit enrôlé comme soldats pour attaquer Winterfell et son usurpateur. Sansa Stark continue son apprentissage auprès de lui. Comme pour Jon Snow, que l’on enjoint à user de son pouvoir qu’il ne doit plus contraindre, Sansa doit laisser libre cours à ses dons de manipulatrice.

Choisir un champion

Ces premiers épisodes introduisent les personnages les plus intègres sur le terrain de la tentation du Mal pour parvenir à leurs fins. La croisée des destinées marque less chemin que prendront chacun, le choix entre le Bien ou le Mal. Les préparatifs de la guerre du Nord s’accélèrent et contraignent chacun à choisir un champion.

Daenarys sans ses dragons n’est plus reine

Daenerys est confrontée, quant à elle, à la révolte qui gronde au sein de Meereen. Elle qui a interdit les jeux barbares du cirque, doit faire face à une fronde. Pourra-t-elle conserver son intransigeance politique et sa tentation autoritaire sans l’intervention de ses dragons ? Rien n’est moins sûr quand on sait que les Immaculés se font massacrer par les fils de la Harpie. Ser Barristan, blessé, s’effondre. Là aussi, l’héroïne doit choisir la direction qu’elle prendra.

Le Fatum qui guette dans l’ombre

Fatalité du côté de Cercei Lannister dont on évoque le passé dans un flashback. Alors qu’elle suit le cercueil de son père, elle se remémore les prédictions terribles d’une sorcière qui sont en passe de se réaliser. Et choix stratégique personnelle lorsqu’elle arme le « Grand Moineau » à la tête de fanatiques religieux.

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Le chaos ou le règne des usurpateurs

C’est que le chaos s’intensifie au début de cette cinquième saison. Si plus rien ne semble clair, ni solide, dans les décisions des personnages, le destin des sept royaumes est au même moment en roue libre. Sur ce point, les propos de Varys à Tyrion sont essentiels : les sept royaumes ont besoin d’un chef intègre qui les unira et qui leur proposera une direction commune, c’est-à-dire un sens commun.

La question du sens

Cette question fondamentale du sens innerve la destinée des héros. Tyrion ne cesse de s’interroger sur le sens de son existence, comme Jon Snow, comme la juvénile Cersei, rêvant de gloire et de pouvoir, comme Arya, avide de vengeance. Chacun veut se réaliser et est rongé par le doute de ne pas y parvenir. Dans ce chaos latent, celui qui conquerra le trône de fer, sera celui qui parviendra à lutter contre l’indifférence des habitants des sept royaumes. Incapable de concevoir une destinée commune, il s’aveugle dans la boisson, les bouges ou le fanatisme. C’est qu’au bord de l’implosion, les sept royaumes réclament un Sauveur. Reste à savoir qui sortira vainqueur de la terrible confrontation qui s’annonce ! La mise en bouche de cette nouvelle saison est convaincante dans son changement de rythme et annonce le déchaînement de violence. Le prochain épisode de la nouvelle saison est diffusé le 11 mai sur OCS tv. A ne pas manquer !

Game of thrones: Les 15 répliques inoubliables d’Arya Stark en gifs

1. “Sorrow found me when I was young, sorrow waited, sorrow won”: « La peine m’a trouvée quand j’étais jeune, peine attendue, la tristesse a gagné ».

2. “She was no little girl in the dream; she was a wolf, huge and powerful, and when she emerged from beneath the trees in front of them and bared her teeth in a low rumbling growl, she could smell the rank stench of fear from horse and man alike”: « Elle n’était pas une petite fille dans son rêve; elle était un loup, grand et puissant, et quand elle sortit de sous les arbres en face d’eux et découvrit ses dents dans un grondement sourd, elle pouvait sentir la nauséabonde puanteur de la peur aussi bien du cheval que de l’homme ».

 

3. “Wolves never cry”: “Les loups ne pleurent jamais”.

4. « I’m the ghost in Harrenhal, she thought. And that night, there was one less name to hate »:

« Je suis le fantôme d’Harrendal », pensa-t-elle. Et ce soir-là, il y eut un nom de moins à haïr ».

5. “You’re the worst shit in the seven kingdoms”: “Tu es la pire merde des sept royaumes”.

6. “Then I wouldn’t get to insult anyone” : « Et puis, je ne voudrais pas finir par insulter quelqu’un ».

 

7. “I don’t wanna be a lady”: « Je ne veux pas être une femme ».

8. “She is my sister and therefore one half of me”: “Elle est ma soeur et par conséquent une moitié de moi-même ».

9. “Someday I’m going to put a sword through your eye and out the back of your skull”: “Un jour je  planterai une épée à travers ton oeil jusqu’à ce qu’elle sorte de l’arrière de ton crâne”.

10. “Sansa can have her sewing needles, I have a Needle of my own”: “Sansa peut garder ses aiguilles à coudre, j’ai ma propre Aiguille”.  

11. “Stick them with the pointy end”: “Plante-les avec le bout pointu” (Jon Snow).

12. “Swift as a deer. Quiet as a shadow. Fear cuts deeper than swords. Quick as a snake. Calm as still water.” : « Rapide comme un daim. Silencieuse comme une ombre. La peur est plus tranchante qu’aucune épée. Preste comme un serpent. Calme comme l’eau qui dort ».

13. “I dreamt a wolf howling in the rain, but no one heard his grief…”:“J’ai rêvé d’un loup hurlant sous la pluie mais personne n’entendait sa douleur…”.

14. “I killed a boy, a fat boy like you. I stabbed him in the belly and he died and I’ll kill you too if you don’t let me alone”: »J’ai tué un garçon, un gros garçon comme toi. Je l’ai poignardé dans le ventre et il est mort et je te tuerai aussi, si tu ne me laisses pas seule ».

15. “When the snows fall and the white winds blow, the lone wolf dies, but the pack survives”: »Quand les neiges tombent et que les vents opalins soufflent fort, le loup solitaire meurt, mais la meute survit  » (Ned Stark).