Qui sont les acteurs révélations de la série Gotham ?

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1/ Cory Michael Smith : Edward Nigma/ L’Homme-Mystère

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Cory Michael Smith est un Edward Nigma très convaincant dans Gotham. Il fait une apparition remarquée dans le film Camp X-Ray en 2014. Agé de 28 ans, il est aussi le Docteur Kevin Coulson dans la mini-série Olive Kitteridge. La fin de la première saison de Gotham voit son basculement dans la folie après le meurtre d’un officier de police. Il devient réellement L’Homme-Mystère dans la saison 2.

2/ Robin Lord Taylor : Oswald Cobblepot/ Le Pingouin

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Dans la saison 2 de Gotham, Le Pingouin prendra une nouvelle dimension puisqu’il dirigera désormais la pègre de la ville. Agé de 36 ans, l’acteur Robin Lord Taylor a fait une brève apparition dans The Walking Dead où il incarnait Sam. Il est aussi Ajax dans Person of Interest. Il est surtout connu pour ses rôles dans plusieurs films, notamment Would You Rather et Quand tombe la nuit.

3/ Cameron Monaghan: Le Joker

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Seulement entraperçu dans la première saison de Gotham, Cameron Monaghan incarne un futur Joker aux limites de la folie furieuse. L’acteur est surtout connu pour son rôle de Ian Gallagher dans la série Shameless. Agé de 21 ans, il apparaît en 2014 dans le film The Giver et joue Asher. Il est annoncé dans un rôle récurrent dans la nouvelle série de Ridley Scott, Mercy Street, qui relatera les aventures de deux infirmières durant la guerre de Sécession. Il incarnera Tom Fairfax. Il apparaîtra de manière récurrente dans la saison 2 de Gotham.

4/ Anthony Carrigan : Victor Zsasz

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Peu connu du grand public, Anthony Carrigan a fait des apparitions restées confidentielles dans les séries The Forgotten dans le rôle de Tyler et dans Parenthood où il incarnait Cory Smith. Il incarne un charismatique et inquiétant Victor Zsasz dans Gotham.

5/ Charlie Tahan : Jonathan Crane/ l’Epouvantail

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Né le 11 juin 1998, il incarne William Woolf dans Un hiver à Central Park. On le retrouve aux côté de Will Smith dans Je suis une légende, dans le rôle d’Ethan. Dans la nouvelle série de M. Night Shyamalan, Wayward Pines il est Ben Burke. Seulement âgé de seize ans, la carrière de l’acteur est en plein boom.

6/ Clare Foley : Ivy Pepper/ Poison Ivy

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Connue pour avoir jouée dans le film d’horreur Sinister en 2012, Clare Foley incarne la future Poison Ivy dans Gotham. Agée de 13 ans, elle apparaît aussi dans le film Les Winners.

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Série Gotham : « Le final sanglant dévoile la noirceur de la ville »

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On revient ici sur le dernier épisode de la saison 1 de Gotham et l’on dresse un bilan de la série. Attention spoilers.

La série Gotham a eu du mal à convaincre dès ses commencements. La faute à une multitude d’intrigues parfois mal ficelées et à trop de méchants sur lesquels la trame s’attarde de manière trop superficielle. D’ores et déjà renouvelée pour une saison 2, la série semble cependant avoir trouvé un nouveau souffle avec ce final riche en rebondissements sanglants.

A la fin de cette saison, la ville de Gotham a un nouveau patron. Le Pingouin qui terminait dans l’eau sur les ordres de Fish Mooney dans les premiers épisodes devient le roi de la pègre locale tandis que son ennemie jurée sombre dans les eaux troubles du fleuve. Les macchabées s’entassent tout au long de cet épisode signé Bruno Heller. Comme s’il fallait solder les comptes définitivement, la guerre des gangs voit la disparition de Falcone, de Maroni et de Fish.

Le monde souterrain de la ville subit des soubresauts. Selina Kyle embrasse le côté obscur dans cet épisode, comme Barbara qui sombre dans la folie ainsi que Nigma qui va devenir « L’Homme-Mystère ». Ce dernier incarné par Cory Michael Smith est l’un des méchants les plus charismatiques, avec le Pingouin. Bruno Heller promet déjà pour la saison 2 de nouveaux personnages emblématiques comme le Chapelier Toqué, Mister Freeze et un traitement plus important de l’histoire du Joker et de Poison Ivy. Le Pingouin pourra-t-il contrôler seul Gotham ? Telle est la question qui sera le fil rouge de la seconde saison.

Dans ce final, Bruce Wayne découvre des secrets de famille, notamment sur les agissements de son père. Sur ce point, l’ouverture de la « batcave » est un clin d’œil assez déroutant à l’univers Batman. Son père menait déjà une double-vie grâce à laquelle il pouvait contrôler les sombres secrets de son entreprise. Ce final voit aussi Gordon acquérir de nouvelles responsabilités dans la police de Gotham.

Si la série Gotham tente d’effacer dans ce final des enquêtes policières parfois trop longues et des intrigues en demi-teinte, elle n’atteint malheureusement pas à la qualité de Daredevil. En l’occurrence, cette production pèche par son côté brouillon et superficiel. En refusant de choisir un seul grand méchant, elle ne peut creuser en profondeur les parcours respectifs des personnages. Malgré cela, Gotham reste un divertissement honnête. En attendant une seconde saison plus convaincante, le dernier épisode plus dynamique donne espoir pour la suite !

VIDEOS Gotham: Les 8 apparitions les plus glaçantes du Pingouin

Si la première saison de la série Gotham, préquelle de l’univers Batman, devient de plus en plus passionnante, elle le doit notamment aux prestations du Pingouin excellemment incarné par Robin Lord Taylor que l’on a pu notamment voir en mauvaise posture dans le premier épisode de la saison 5 de The Walking Dead. L’ascension fulgurante d’Oswald Cobblepot et ses machinations toujours plus maléfiques pimentent diablement l’intrigue, l’occasion de revenir en images sur quelques apparitions emblématiques de ce méchant inimitable. A déguster !

Oswald joue les hommes de main pour Fish Mooney : « May I ? » (pilot)

Oswald, en fils prodigue, rassure sa mère: “Don’t worry, it’s just business” (épisode 6)

La mort d’Oswald maquillée par Gordon: “Listen to me, there is a war coming, a terrible war” (pilot)

Oswald s’arrange avec Don Falcone : “I will snitch for you” (épisode 7)

Oswald arrive triomphalement au poste de police: “Hello, I’m Oswald Cobblepot” (épisode 6)

Oswald la poule aux œufs d’or de Maroni: “I got a golden goose!”  Le Pingouin: “Honk, honk” (episode 7)

Oswald revient à Gotham en auto-stop: “It was my own fault. Foolish arrogance led me astray. But I learned my lessons. I’ll be back, stronger and smarter than ever” (épisode 2)

Oswald menace Liza: “Your secret is safe with me” (episode 9)

Série Gotham : Les débuts en demi-teinte d’un « batworld » paralysé par le mythe

Visionner le premier épisode de Gotham, la série événement proposée par la chaîne américaine Fox, laisse un goût d’inachevé. Pourtant sur le papier, « la série-prequel » des films Batman promet d’être une production de qualité. Bruno Heller qui a revisité la ville éternelle dans la série Rome s’attaque à l’un des mythes emblématiques de DC Comics : Gotham, la ville du super-héros Batman. La série se présente comme un véritable Who’s who des futurs criminels qui seront enfermés dans l’asile pénitentiaire d’Arkham. En ce sens, Gotham dissémine les futurs méchants dans cet univers mortifère et vicié. L’ennui est que la série se contente d’être une scène d’exposition, parsemée de mini-biographies trop sages pour être passionnantes. On suit donc paisiblement un canevas connu du spectateur.

Des futurs méchants qui manquent d’envergure et d’originalité

Pour preuve, la scène fondatrice du meurtre de Martha et de Thomas Wayne est seulement implacable de sorte que cette tragédie ne parvient pas à susciter l’émotion attendue. L’intrigue est trop convenue et trop poussive pour soulever l’intérêt de la nouveauté. Pourtant qu’ils soient enfants, adolescents ou jeunes adultes, les « méchants » emblématiques font des apparitions. On les croise comme des êtres familiers et l’on n’est nullement surpris, pour l’instant, par leurs débuts. Selina Kyle (la future Catwoman incarnée par Carmen Bicondova) erre de toits en toits sans oublier de nourrir les chats errants ; Oswald Cobblepot (Le Pingouin joué par Robin Lord Taylor) est le sous-fifre favori de Fish Mooney (Jada Pinkett Smith vu dans Matrix), la Madone de la pègre qui rêve de détrôner le grand ponte Falcone ; Pamela Lillian Isley, (qui s’appelle dans la série Ivy Pepper, future Poison Ivy jouée par Clare Foley) est une jeune fille déjà désorientée qui vit dans un bouge avec des parents déphasés, enfin Edward Nigma (le futur Sphinx joué par Cory Michael Smith) se fait d’emblée morigéner par l’inspecteur Bullock qui lui conseille d’aller voir un psy pour soigner sa manie de poser des questions.

Une intrigue balbutiante

Aussi, la bonne idée se transforme-t-elle pour l’instant en une galerie de personnages statiques comme s’il fallait que tous les protagonistes-clés fassent acte de présence dès le premier épisode. En ce sens, l’intrigue balbutie en ne sachant trop quel destin narrer. Enfin, une ligne s’esquisse en se centrant davantage sur le prometteur Pingouin. En l’occurrence, les apparitions des autres « méchants » s’apparentent, pour l’instant, à des clins d’œil. Cependant, Renée Montoya, Barbara Kean, Bullock et Gordon rachètent par leur profondeur les débuts poussifs de l’intrigue. Le cynique et désabusé inspecteur a été dévoré par la corruption de la ville. Il a dû s’adapter. C’est Gordon qui doit effectuer également sa mue s’il ne veut pas être tué.

Une géographie réussie de la cité du crime

En attendant que le canevas prenne davantage de liberté et ose revisiter le mythe Batman, on pourra apprécier la géographie de la ville. Les ruelles mal famées et suintantes de la cité Gotham sont magnifiquement représentées. En effet, les scènes nocturnes transfigurent la ville grouillante où les bas-fonds sont en ébullition avant de se déverser dans les rues. La police et la mairie sont gangrénées par les fils inextricables de la turpitude qui enserrent de plus en plus la cité jusqu’à l’étrangler. Oswald Cobblepot pressent l’imminence de la catastrophe et veut en tirer profit. Dans cette série, aux faux-airs de polar, on supposera donc que le calme précède la tempête et que les prochains épisodes apporteront du rythme et des rebondissements à un scénario un peu transparent.

Oser revisiter la mythologie Batman

C’est que Gotham pêche par sa dimension plus contemplative que dramatique. Si la qualité des images et la recherche esthétique sont indéniablement réussies, il manque ce zest de risque et d’épaisseur pour que la série parvienne à immerger totalement le spectateur. Les ambitions sont là, ne reste qu’à démontrer que cette production ne s’est pas laissée écraser par le mythe Batman mais qu’elle ose en proposer une variante attrayante. On regrettera donc seulement ses débuts en demi-teinte qui n’augurent cependant pas de la suite d’une série qui reste engageante. A surveiller !