Série Hélix : « Une nouvelle saison aussi anxiogène que morbide »

La série de science-fiction Helix a fait son grand retour sur Syfy. Ecrite par Cameron Porsandeh, la première saison suivait les recherches d’une équipe de scientifiques du CDC confrontée à une mystérieuse épidémie dans une base arctique. Après l’atmosphère claustrophobe qui régnait dans ce laboratoire du bout du monde, la seconde saison propose treize épisodes centrés sur une mystérieuse île.

Oscillant entre la trame paranoïaque, où les personnages sont traqués, et le thriller, Helix renouvelle son imaginaire en conviant le spectateur dans l’univers moite et malsain d’une île tropicale. On retrouve avec plaisir les protagonistes de la série qui combattent une secte pratiquant un culte cauchemardesque. Riche en rebondissements, l’intrigue rompt avec le rythme, parfois monotone, de la première saison, et offre d’emblée une multitude d’énigmes.

Sur cette île se déchaîne un nouveau virus qui fait craindre une pandémie mondiale s’il n’est stoppé. « San José » est le nom du premier épisode de cette saison 2 qui se déroule quinze mois après les événements survenus dans l’Arctique. Une nouvelle équipe du CDC renforcée par l’arrivée de nouveaux personnages mène la lutte. C’est le bio-toxicologiste Kyle Sommer (Matt Long) qui est appelé pour mener l’enquête sur un voilier où s’est déclaré un mal mystérieux qui a frappé l’équipage. Peu à peu, les investigations vont l’amener à explorer l’île la plus proche. Au milieu du Pacifique, cette dernière abrite une secte dirigée par Brother Michael (Steven Weber).

Les treize épisodes correspondent à treize jours distincts. Ceux-ci relateront des événements qui ont eu lieu en des temps différents. Le lieu central de l’île fera figure de nœud de l’histoire. Ce mode de narration où la temporalité est enchevêtrée revivifie la série et permet de l’inscrire dans une histoire plus vaste. En effet, au même moment, on retrouve quarante années plus tard, le Docteur Julia Walker (Kyra Zagorsky) qui débarque sur la même île pour retrouver Alan Farragut (Billy Campbell).

Cette nouvelle direction fait la part belle aux expérimentations scientifiques incontrôlables. Il s’agit de souligner le prix à payer lorsqu’on se prend pour Dieu. Encore hantés par le virus Narvik, les personnages de la première saison, notamment Alan Farragut, vont devoir contrecarrer le modèle utopique que la secte veut imposer en créant des mutants. Sarah (Jordan Hayes) et Peter (Neil Napier) rempilent tous dans cette seconde saison qui met en scène les conséquences catastrophiques d’expériences génétiques.

L’organisation Ilaria complète ce panorama enthousiasmant où les apprentis sorciers ne sont pas ceux que l’on croit. Dans des paysages aussi idylliques que menaçants, la nouvelle saison d’Helix est une plongée cauchemardesque dans un univers délétère. L’ensemble est mené avec succès, à ne surtout pas manquer !

Publicités