Série Dark Matter : « Perdue dans l’espace, la matière noire des souvenirs! »

Disponible sur Syfy France le 16 juin, la nouvelle série Dark Matter est le nouveau space-opera proposé par Joseph Malozzi et Paul Mullie, scénaristes de la franchise Stargate. Composée de treize épisodes, cette production n’est pas sans rappeler les films Pandorum et, dans une moindre mesure, Lost in space. Analyse d’une série de science-fiction ambitieuse et enthousiasmante.

Inspirée du comic book du même nom, Dark Matter (Matière Noire) se révèle une plongée troublante au cœur de l’équipage d’un vaisseau spatial dérivant dans l’espace. Les personnages sont désignés par des numéros de un à six dans l’ordre de leurs réveils car ils n’ont plus aucun souvenir. Qui sont-ils ? Pourquoi ont-ils embarqué ? Vers quelle destination ? Telles sont les premières interrogations qui innervent ce premier épisode très dense.

Un mystérieux équipage

A bord du vaisseau, l’atmosphère oppressante et son architecture évoque le Nostromo de Ripley. Sur ce point, Syfy a d’ailleurs mis en ligne les croquis du script. En outre, l’humour décalé de cet équipage hétéroclite n’est pas sans rappeler l’Alien de Jean-Pierre Jeunet. A bord, la vie des inconnus s’organisent peu à peu pour survivre et découvrir ce que cache ce vaisseau-fantôme. Même si leurs identités restent un mystère, les personnages ne tardent pas à découvrir quelles sont leurs facultés, qu’elles soient scientifiques, informatiques ou physiques. Rapidement, ils découvrent un androïde qui, en se connectant à l’ordinateur central du vaisseau, leur dévoile qu’ils sont des mercenaires chargés d’éradiquer une colonie minière.

En quête de rédemption

Bénéficiant d’une diffusion mondiale, Dark Matter abrite un casting de qualité pour incarner des personnages hauts-en-couleur. On retrouve notamment Roger Cross (The Strain), Mélissa O’Neil, Zoie Palmer (Lost Girl) et Jodelle Ferland. Quatre ans après l’arrêt de la franchise Stargate, David Hewlett (Rodney McKay dans Stargate Atlantis) apparaît dans un rôle récurrent. Il incarne Talbor Calchek, l’agent de liaison de l’équipage. Dans l’intrigue, la rédemption est centrale. En effet, il s’agira pour les six personnages (2 femmes et 4 hommes) de déterminer s’ils vont accomplir leur mission ou venir en aide aux habitants.

Une architecture labyrinthique

Avec dynamisme Dark Matter mêle parfaitement thriller et science-fiction et révèle de nouveaux mystères au fur et à mesure de l’intrigue. Ainsi, les membres de l’équipage découvrent une étrange porte qu’ils ne peuvent ouvrir. Avec eux, on scrute les recoins sombres et caverneux du vaisseau spatial, en s’attendant à voir surgir tôt ou tard un « Alien ». Plus précisément, le mérite de Dark Matter est d’exploiter avec adresse l’atmosphère inquiétante du vide intersidéral. Et à la différence de Defiance, de The 100 ou de Falling Skies, la série s’éloigne de l’orbite terrestre.

Un dédale mémoriel

Le vaisseau spatial symbolise le dédale mémoriel dans lequel sont perdus les membres de l’équipage. La perte de leurs souvenirs entre en résonance avec l’absence de direction du vaisseau. Perdus spatialement et temporellement, la désorientation des personnages sourd à travers l’intrigue prometteuse. Que vont-ils découvrir sur eux-mêmes, sur leurs destinations, sur leurs pertes de mémoire ? La porte close marque spatialement le seuil qu’ils ne parviennent pas à franchir. Les six mercenaires vont devoir ainsi faire le deuil de ceux qu’ils étaient avant. Leur réveil cryogénique s’apparente, en cela, à une seconde naissance. La quête d’identité se fond alors dans la volonté de l’équipage de retrouver sa route.

La matière noire: l’oubli et l’espace

Parallèlement au vide intergalactique, l’oubli symbolise aussi cette mystérieuse « matière noire » que l’équipage ne parvient pas à ressaisir. Tentant de redevenir maîtres de leurs destins, les six personnages devront faire cause commune pour déjouer la menace que le vaisseau-fantôme abrite. Entre action, tensions politiques et trahisons, Dark Matter se révèle un huis-clos spatial efficace et plus dynamique qu’Ascension. Refusant toute idée de franchise, les scénaristes ont d’ors et déjà indiqué que le fil de l’intrigue connaîtra un dénouement définitif lors de l’épisode final.

Un contexte politique trouble: « Un Westeros spatial? »

On suit donc avec plaisir cette aventure spatiale car la conceptualisation, notamment de la base spatiale et du vaisseau est une réussite. En outre, l’univers colonisé par l’humanité, au fur et à mesure que les planètes étaient découvertes, recèle des mystères insondables auxquels seront confrontés les personnages. Comme une traînée de poudre, l’exploitation des ressources de chaque planète entraîne des bouleversements irréversibles et des conflits fratricides. Corrompues et malfaisantes, les autorités galactiques ourdissent des plans machiavéliques pour réaliser un but mystérieux que seuls les six pourront contrecarrer. Alliant humour et gravité, Dark Matter ne sombre jamais dans la caricature. Avec Killjoys, Syfy annonce donc ses ambitions pour l’été en proposant deux séries enthousiasmantes. Dark Matter est à découvrir sur Syfy France dès le 16 juin !

Killjoys : « Des gardiens de la galaxie badass dans la nouvelle série de Syfy» !

Le 19 juin arrive sur Syfy, Killjoys, une nouvelle série de science-fiction retraçant les aventures de chasseurs de primes intergalactiques. Aucun alien dans cette production de dix épisodes mais un trio composé d’Hannah Joh-Kamen, de Luke Macfarlane et d’Aaron Ashmore qui traque les fugitifs aux quatre coins de la galaxie. Les producteurs d’Orphan Black et Michelle Lovretta, la créatrice de Lost Girl, proposent donc une nouvelle série animée par un rythme endiablé au son des armes de guerre.

Entièrement centrée sur l’espace, ses dangers et ses renégats, Killjoys se veut un divertissement dans la lignée du film Les Gardiens de la galaxie, le ton décalé et les créatures en moins. L’actrice britannique John-Kamen incarne Dutch, la cheftaine du trio, aussi séduisante que mystérieuse. Elle est l’un des meilleurs chasseurs de primes du « Quad », un système planétaire sur le point de basculer dans une guerre totale. Plus précisément, cette lointaine galaxie se centre autour du peuple de la planète Qresh qui a colonisé trois lunes, créant ainsi des mondes unifiés, chacun étant défini par une classe sociale stricte. Connu sous le nom de « Quad », ce système planétaire abrite des chasseurs de primes hautement contrôlés qui ont pour devise « The Warrant is All » (« Tout repose sur le Mandat»).

Depuis son plus jeune âge, Dutch traque les hommes dont la tête est mise à prix dans cette galaxie qu’elle connaît parfaitement. Elle est entourée par un négociateur, John (Ashmore), et par D’avin (Macfarlane), un ancien soldat dont les sarcasmes cachent une loyauté à toute épreuve. Cette équipe de choc s’apparente à un groupe paramilitaire qui sillonne l’espace pour retrouver mort ou vif les évadés et autres repris de justice. Frôlant la transgression des lois, ils sont à la marge de l’ordre. S’ils le font respecter, ils emploient pour cela des moyens peu louables. Dans une perspective similaire, il n’est pas anodin que les « Killjoys » (littéralement « les rabat-joies ») traquent leurs proies sur les planètes les plus reculées du système. Cependant, ils sont toujours contraints de rester dans la légalité et de respecter les clauses du contrat pour toucher leur récompense.

Attendue pour le 19 juin, il est à souhaiter que cette série prometteuse s’inscrive dans la lignée de l’excellent Firefly ou encore de Battlestar Galactica. Personnages errants abîmés par la vie, les héros sont plongés dans des considérations plus larges autour d’un conflit interplanétaire imminent. Débauche d’actions, répliques bien senties et aventures spatiales sont au programme de cette nouvelle série très attendue. Au-delà des traques habituelles des chasseurs de primes, le trio devra naviguer entre tourmentes politiques, questionnements moraux et des rapports compliqués par un triangle amoureux naissant. A suivre absolument !

Mini-série Ascension : «Le thriller spatial de Syfy est déroutant et inquiétant»

Dotée de six épisodes, la mini-série Ascension de Syfy est inspirée du projet spatial américain Orion. Elle plonge le spectateur en pleine Guerre Froide. Dans les années 60, l’administration Kennedy décide d’une mission spatiale secrète car elle craint une escalade du conflit larvé avec l’URSS. Dans un vaisseau nouvelle-génération, six-cents hommes, femmes et enfants sont envoyés dans l’espace pour coloniser Proxima Centauri.

La trame commence cinquante ans après leur départ de la Terre. Alors que le vaisseau Ascension s’approche du point de non-retour et s’apprête à sauter dans l’inconnu, une jeune femme est mystérieusement assassinée. Dans une atmosphère oppressante, ce huis-clos spatial révèle la paranoïa rampante qui s’empare de l’équipage. Peu à peu compromise, la mission suscite des interrogations multiples. Cette odyssée spatiale aurait-elle une autre raison ?

Dans une ambiance très sixties, la mini-série Ascension explore les tensions qui couvent entre les membres de l’équipage. La stase spatiale, où le temps semble s’être figé, dévoile une atmosphère malsaine et glauque. Ce voyage interstellaire tourne rapidement au cauchemar avec de mystérieuses disparitions et des assassinats qui sèment la terreur au sein de la population du vaisseau.

Les longues années passées dans l’espace ont donné naissance à un nouvel ordre au sein d’Ascension. Déroutants, mortifères et pernicieux, le temps et le confinement ont miné les esprits de sorte que seule la mission constitue un repère encore tangible. Assurer la survie de l’humanité en colonisant un nouveau monde est donc un objectif remis en cause par le premier meurtre. La mini-série se centre notamment sur les conditions de vie de ces familles, pionnières de l’espace.

Le casting se compose d’acteurs déjà habitués aux productions de science-fiction. William Denninger (Brian Van Holt) est le capitaine du vaisseau, il est marié à Viondra (Tricia Helfer), une femme aussi belle que manipulatrice et intrigante. L’officier Oren Gault (Brandon P. Bell) est chargé d’enquêter sur le premier meurtre. Il mènera l’investigation en tandem avec le docteur Juliet Bryce (Andrea Roth).

Ce thriller spatial est éminemment déroutant et mystérieux car il éclaire une double évolution. En effet, Ascension montre comment la technologie a évolué à bord du vaisseau et surtout en quoi l’ordre moral s’est modifié et a abouti à un univers malsain. Les différents niveaux du vaisseau abritent des populations aux compétences différentes. Trois générations vivent à bord du vaisseau. A mi-parcours, les enfants commencent à s’interroger sur les choix de leurs grands-parents. Très hiérarchisés, les rapports entre les personnages reposent sur des valeurs étrangères à celles qu’ils avaient sur Terre. Mariages arrangés pour préserver le patrimoine génétique et ambitions personnelles nourrissent des conflits larvés qui vont éclater à l’occasion du premier meurtre.

Cette mini-série propose une fresque dérangeante en raison de la promiscuité et du temps qui modifient les perceptions et les comportements. L’atmosphère oppressante est aux limites de la claustrophobie. Folie, paranoïa et menées secrètes sont au programme de ce thriller spatial. A suivre !